03/10/2006Il me semble encore que de plus en plus souvent, lorsqu’on veut dénoncer la teneur jugée raciste d’un propos qui portait sur des musulmans, on fait cette comparaison que, si le même propos était tenu sur des Juifs, le racisme ne ferait aucun doute (1). Le procédé est si efficace qu’il peut agir jusque sur moi ! Je me soigne cependant très bien en me répétant encore le coupable propos, que je fais cette fois porter sur des chrétiens : le racisme n’y paraît plus du tout.
(1) C’est par exemple le cas dans le récent et hideux article d’un certain Pierre Tevanian, que j’aurais volontiers qualifié de salaud, si le mot n’était pas une indubitable injure, qui pourrait me valoir un procès, si par extraordinaire, l’homme lisait ce blogue. Car celui-ci s’étonne tellement que Robert Redeker n’ait pas été poursuivi en justice à cause de sa tribune du Figaro, qu’il juge raciste et injurieuse pour les musulmans, alors que l’injure est pourtant bien loin d’être établie, que, la mienne ne faisant aucun doute, il ne se priverait sans doute pas, s’il la découvrait, de s’en plaindre en justice. Tout de même, dénoncer pour racisme quelqu’un qui est déjà condamné à mort, ce n’est pas très joli. Tevanian s’étonne que le prétendu raciste Robert Redeker ne soit pas poursuivi en justice. Que ne s’avise-t-il pas que, s’il ne l’est pas, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’y a pas matière à le poursuivre ? |