28/10/2006« L’auteur se réserve le droit de censurer les commentaires qui seraient injurieux ou méprisants, qui se réduiraient à d’inutiles manifestations de colère ou de mauvaise humeur, ou dont la syntaxe et l’orthographe seraient trop fautives pour être d’hommes vraiment capables de donner sens et forme à leur pensée, ce qui se conçoit bien s’énonçant clairement, comme chacun sait. Il pourrait également être amené à censurer les commentaires qu’il jugera trop concis ou trop lapidaires, trois ou quatre mots ne suffisant généralement pas à donner forme à de la véritable pensée. Il rappelle que les plus sots de ses lecteurs, s’il en a, sont priés de se taire, ainsi que les éternels indignés, croit-il bon d’ajouter. Il est enfin toujours prêt à être détrompé, mais à condition, bien sûr, qu’on lui montre son erreur, au lieu de seulement la lui reprocher. »
J’en conviens, il se peut qu’il y ait beaucoup de ridicule dans ces mots. Mais pourquoi donc croyez-vous, lecteurs, que je me laisse aller à tant de ridicule ? A cause de vous, qui m’y acculez. C’est parce que, très souvent, les commentaires que vous laissez ici sont injurieux, méprisants, c’est parce qu’ils sont souvent une simple manifestation de mauvaise humeur, parce qu’ils sont généralement si mal écrits, pour ne pas dire informes, que je me permets de les effacer, non sans vous avoir d’abord prévenus de la règle qui a cours ici. « ‘‘Bien sûr, au-dessus du français, la langue française demeure.’’ Bien sûr, au-dessus de tes chiottes, ton trou du cul demeure » ; « Vous êtes vraiment désopilant, vous ! » ; « Et, traduit en français, qu’est-ce que ça donne ? ». Voici les beaux commentaires que vous inspira mon précédent billet. Effacés, sont-ils donc une perte si grande pour l’humanité ? Le premier est injurieux. Le deuxième n’est que méprisant, comme le troisième, avais-je d’abord cru, alors qu’il n’était qu’excessivement concis. J’ai appris ensuite, lors d’une interminable conversation privée avec son auteur, qu’il était en réalité une invitation au dialogue. C’était une question très sérieuse, qui suggérait, je cite, « une autre démarche, celle qui va de l’oralité à l’écrit, ce qui n’a rien d’original, beaucoup l’on fait à propos de récits pérennes que l’on ne connaît que par des écrits ; et elle ouvre des perspectives intéressantes… ». Que ne le disait-il donc plus tôt, et dès son premier commentaire ? Il est vrai que je n’aurais pas été beaucoup plus avancé, ne comprenant à peu près rien à ce charabia, qui mériterait tout de même d’être formulé un peu plus clairement. Du moins n’aurais-je rien effacé. Mais puisque vous y tenez tant, rouvrons-les, ces commentaires. Et voyons si vous savez vous tenir correctement. Je vous rappelle seulement que l’injure publique et la diffamation sont interdites sur ce site, comme d’ailleurs partout, en principe. Babette, pourtant, m’injurie bel et bien dans son blogue et l’un de ces commentateurs insinue que je suis raciste (1), ce qui s’apparente à de la diffamation, mais je ne vais pas m’en plaindre au webmestre pour autant, alors que je pourrais très bien le faire, après tout, et lui demander de censurer le blogue en question. Cela vous prouvera, j’espère, que je suis bien plus patient qu’il y paraît.
(1) « En même temps, écrit ce commentateur, je le [c’est-à-dire moi] comprends : un noir qui se permet de commenter son blog, qui plus est, un article de son blog qui parle de la langue française… Et quand je dis ‘‘noir’’, même pas : bien plutôt, un ‘‘sang-mêlé’’ : quelle horreur ! » Que ce commentateur apprenne donc que, moi aussi, je suis un ‘‘sang-mêlé’’, même s’il me déplaît fort de le formuler en ces termes : du sang, non pas noir, mais jaune, coule aussi dans mes veines. Il est vrai que je mets rarement ce métissage en avant, parce que je trouve qu’il n’y a pas lieu. Sans en avoir honte, je ne suis pas du tout fier, comme chante je ne sais plus qui, d’être métis. Pas plus, d’ailleurs, que je suis fier d’être pédé. |
28/10/06 - 21:35
Mais t'as fini tes conneries. Va dormir, un peu.
pacannerabo