11/12/2006Mon Albatros
Que j’aimerais savoir quelle électricité
Des anges élancés couve sous la casquette,
Que l’on voit arpenter nos sinistres cités
Et littéralement s’envoler sur leur skate,
Tandis que, dessous eux, la racaille excitée
Les lapide des yeux, convoitant leurs baskets,
Sa tête en capuchon par le vide habitée
Peinant à mettre en œuvre un énième racket !
(Ainsi s’amuse-t-elle : en hommes d’équipage,
Prenant au roi du ciel ses joyeux petits pages,
Fougueusement coiffés comme des Albators…)
Ah ! Que j’eusse voulu d’une langue électrique
Faire aux uns quelque juste et draconienne trique ;
Aux autres pour les cieux un grand escalator ! |