UN JARDIN D’ADONIS

(Hévrèse)

BLOGUE ET SPICILÈGE

Olivier Bruley

29/11/2007

29/11/07 - 20:23

            Le blogueur Dorant parle ici de mon billet sur les émeutes des banlieues avec autant de franchise qu’un serpent, c’est-à-dire en insinuant beaucoup de choses. Je lui réponds dans les commentaires.


28/11/2007

28/11/07 - 16:48

            Les émeutes de 2005 et de 2007 ne sont pas un symptôme de la maladie de la France, mais du dépérissement des banlieues. La jeunesse de ces quartiers, une partie seulement de cette jeunesse, la plus mauvaise, m’évoque un organe qu’on aurait greffé sur la France mais qui, loin d’être rejeté par elle, comme pourrait le faire croire la métaphore (en réalité, la France est l’un des pays au monde où le racisme a le moins cours), rejetterait au contraire le corps qui l’a reçu. Terrible maladie ! Il est sans doute difficile pour un corps de se maintenir en vie après le retrait d’un organe. Quant à l’organe retiré, il avait déjà commencé de pourrir dans le corps ! Ces gens qui détestent la France, à qui ils reprochent de les tenir pour peu de chose, mais sans laquelle ils ne seraient sans doute rien, ont le culte de la mort, de la nôtre et de la leur. On reconnaît que la France est malade à ce qu’elle est incapable, non pas de prévenir les émeutes (ce n’est vraiment plus le moment !) mais de les réprimer. Prévenir les émeutes relèverait uniquement de la cure des banlieues malades, non de celle de la France. Mais au lieu de se montrer inflexible, l’Etat fait du sentiment. Le Premier ministre présente ses condoléances aux familles des prétendues victimes, qui ne sont victimes que d’elles-mêmes. Le Président de la République veut les recevoir au palais de l’Elysée. En temps normal, on pourrait comprendre que l’Etat ait publiquement de tels sentiments envers les familles de personnes mortes dans un accident impliquant sa police. Mais dans une période d’émeutes, et d’émeutes dont cet accident est précisément, non pas la cause, mais le prétexte, la manifestation de tels sentiments pourrait être interprétée comme des signes d’apaisement adressés à la canaille, alors qu’il faut être impitoyable avec elle, et qu’il ne devrait être question que de pacification, de pacification par la force, c’est-à-dire par les armes et, s’il le fallait, par le sang. Mais la France refuse d’être saignée. Telle est l’étendue de sa maladie (maladie toute morale) qu’elle ne veut plus être soignée ! En réalité, c’est une chance que ces deux jeunes gens soient morts dans l’accident plutôt que les deux policiers ou que de simples passants. Gravement blessés ou morts, ces policiers ou ces passants auraient été les réelles victimes des fausses premières. Mais alors il est vrai qu’il n’y aurait pas eu d’émeutes.


            On peut lire, sur le blogue de Juan Asensio, la série d’articles regroupée sous le titre de Bellum civile.


24/11/2007

24/11/07 - 16:04

            « On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. » On ne fait pas non plus de bonne politique avec de bons sentiments, ni de bonne société. Avec de bons sentiments, on ne fait rien de bon : l’on ne fait que du sentiment.


 

UN PEU DE PROSE DANS UN MONDE MANGÉ DES VERS
« J’ai ri en lisant cette notation de Guibert… » - Est-ce que le message est clair ? - Le peuple de GA. Et moi. - La parole d’un enfant - Nouvelle Langue Française - FREEDOM GO TO HELL - Pas de provocation ! - Comment peut-on être français ! - Comment peut-on vouloir être persan ! - Grand Corps Malade - Nouvelle lettre persane - Courte note sur la morale chrétienne - Toute interprétation est délire - Quelques considérations sur la nouvelle et unique race - Que va-t-il se passer ? - Suites de la controverse commencée avec le texte précédent - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Lettre à Pierre, traitant de ce que deviennent les pierres, c’est à savoir du sable et de la poudre, que les saisons soulèvent et dispersent aux quatre vents… - Sur le mot conservateur - Sur la langue des corbeaux et des loups - Sur la tentative de censure du Petit Robert - Les demi-mots d’une momie - Quelques remarques sur le discours tenu récemment par le pape à l’université de Ratisbonne - Qu’est-ce qu’une nation ?, quelques remarques sur la célèbre conférence de Renan, en guise de réponse au blogueur Asbel, qui m’en demandait une - Robert Redeker menacé de mort - Remarque sur la prononciation de Mahomet - Courte remarque sur le racisme - Ce que je voulais dire par ‘‘sida mental’’ - Deux remarques sur Internet et les blogues - Un style ‘‘téléphone portable’’ ? - Le français n’est pas la langue française - Sur la modération de ce blogue - Trois mots sur la peine capitale - Que sera cette nation ? - Le bourreau n’est pas criminel - Remarque sur la duplicité de l’homme - D’Orient et d’Occident - « Comment peut-on être homosexuel et croire en Dieu ? » - Remarque sur le terme d’anti-islamisme - La démocratie et l’art - Courte remarque sur le maintien de l’ordre - Remarque sur un débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Un mot sur François Mitterrand - Sur ceux qui sont contre la corrida - Un mot sur les bons sentiments - Sur les émeutes de 2007 - L’assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt - Sur l’ours en peluche qui s’appelait Mahomet - Un jardin d’Adonis. Sur le nouveau titre de ce blogue - Remarque sur le concept d’islamophobie - Simple remarque sur deux peurs apparemment peu fondées et sans grand rapport entre elles - « La Grande Déculturation » - Le site des éditions n&b - Eric Zemmour défendant son roman Petit frère - Remarque sur le projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’abandon du projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’antiracisme ‘‘larvé’’ - ‘‘Modernité du cynisme, actualité de Diogène’’ ! - Trois mots sur les mises à mort - Odi et amo (satire) - Question sur la compatibilité entre le droit de grève et le devoir de réserve des fonctionnaires - Le Petit Pédophile - Remarque sur les ‘‘sans papiers’’ - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Remarque sur n’annulation d’un mariage

 

HEURÉSIES
L’Europe et l’iconoclasme - Mémoire à l’école : les deux ‘‘non’’ d’Alain Finkielkraut