Dans un entretien donné par Alain Finkielkraut le 14 décembre dernier sur RCJ, le philosophe avait, entre autres, des considérations fort intéressantes sur le concept d’islamophobie, que je rapporte ici en complément de ce que j’écrivais moi-même sur ce mot en février 2007. Selon Finkielkraut, ce n’est pas dénoncer le racisme que dénoncer l’islamophobie ; c’est dénoncer toute critique de l’islam ou de l’islamisme. Une telle dénonciation n’est donc pas antiraciste, mais antilibérale. Changer le nom du racisme anti-arabe (qui existe, il n’est pas question de le nier) en celui d’islamophobie, cela revient à faire comme s’il n’y avait plus de chrétiens arabes, et cela au moment même où une politique anti-chrétienne est menée dans le monde arabo-musulman. On entend ces remarques à partir de la neuvième minute de l’enregistrement de cet entretien (qu’on peut télécharger à partir de cette page et qui est intéressant dans son entier, bien sûr).
20/12/07 - 11:16
Très intéressant cet entretien! Finki a raison sur bien des points...
anaximandre