Je veux que chacun sache
Que non loin de Bidache
J’ai trouvé mon mignon.
C’est sur les verts rivages
D’un plus proche Lignon
Qu’il passe son jeune âge.
Une fatale lettre
Sépare nos deux êtres :
Il vit sur un versant
Des bords de la Bidouze ;
Moi dans Mont-de-Marsan,
Où coule la Midouze.
Entre nous, Peyrehorade,
Fatidique bourgade,
Borne nos deux pays.
Lui touche la Navarre,
Et moi, trop loin de lui,
J’en deviens son avare !