UN JARDIN D’ADONIS

(Hévrèse)

BLOGUE ET SPICILÈGE

Olivier Bruley

28/06/2008

28/06/08 - 03:02


            « Je suis devenu le Nicandre d’un autre Olivier. J’essaie de lui faire le moins de mal possible, tout en m’efforçant d’en retirer le plus de bien que je puis espérer. L’affaire est délicate. Mais j’avais probablement besoin de cela, de devenir le Nicandre d’un autre garçon, pour guérir complètement de mon Nicandre à moi et, surtout, du regret que j’ai encore un peu de son corps… »


Lire la suite : vendredi 27 juin 2008.


21/06/2008

21/06/08 - 00:41

            Miracle ! Enfin ! Je suis guéri de Nicandre. Je suis allé le voir, nous avons parlé, il a même dit quelque chose sur lui, rien d’extraordinaire, mais je me suis senti libéré. Nous avons regardé des albums de photos et je suis rentré chez moi.


20/06/2008

20/06/08 - 02:55


            « J’ai sans doute abdiqué toute ma dignité pour Nicandre. Les plus beaux garçons le méritent bien. Et puis il est sans doute ma punition, pour toutes les fois où je me suis comporté avec d’autres comme il fait avec moi… »


Lire la suite : jeudi 19 juin 2008.


18/06/2008

18/06/08 - 23:04


            « Je croyais bêtement, je croyais sincèrement, quoique en dépit de tout bon sens, être guéri de cette phobie sociale qui m’a gâché la vie pendant tant d’années. Je m’étais seulement habitué à une existence entièrement réglée pour ne pas avoir à revivre les nombreuses situations qui m’étaient et qui me sont encore insupportables… »


Lire la suite : mercredi 18 juin 2008.


14/06/2008

14/06/08 - 23:55


            « Les amis de Nicandre sont plutôt gentils : leur violence et leur méchanceté ne sont que celles de l’époque. Je les ai suivis jusque dans une discothèque, lieu que ma phobie sociale me fait tout particulièrement détester. Je leur avais expliqué plus tôt en quoi consistait ce genre de phobie, mais une fois que nous fûmes dans la discothèque, ils venaient tous me dire, à tour de rôle, de ne pas ‘‘me prendre la tête’’ et de m’amuser comme eux. Je leur avais parlé de phobie, ils me répondaient ‘‘prise de tête’’ ; c’est dire si la qualité d’écoute est grande chez ces gens. Les pédés qui ne veulent pas qu’on leur ‘‘prenne la tête’’ me sont toujours un peu suspects. Je ne peux m’empêcher de me faire à chaque fois cette réflexion qu’ils n’acceptent sans doute de se faire prendre que le cul… »


Lire la suite : samedi 14 juin 2008.


12/06/2008

12/06/08 - 23:04


            « Bien sûr que Nicandre est un être de larmes : elles forment la glace de son cœur ! C’est un monstre de froideur, calculateur et manipulateur. Je le croyais bête parce qu’illettré, parce que très jeune, parce que de son époque, mais la peur, la bêtise et la méchanceté ont leur propre intelligence… »


Lire la suite : jeudi 12 juin 2008.


10/06/2008

10/06/08 - 02:15


         « J’ai reçu cet après-midi la visite de Laurent, qu’accompagnait son nouveau petit ami, un Chinois de Macao, qui ne parlait que l’anglais et le cantonnais, comme ma grand-mère. Nous avons dîné ensemble. J’ai voulu inviter Nicandre à se joindre à nous, qui m’a répondu qu’il était nourri, pour reprendre l’expression qui avait tant impressionné la famille de Renaud Camus. Après le dîner, l’ami a joué avec la chienne Pélagie pendant que Laurent le dévorait des yeux… »


Lire la suite : lundi 9 juin 2008.


09/06/2008

09/06/08 - 02:10


         « Nicandre, puisque tel est désormais son nom dans ce journal, voudrait me présenter à ses amis vendredi prochain. Moi qui me croyais guéri de ma phobie sociale, il me semble avoir retrouvé, depuis l’annonce de cette présentation, toutes mes pensées obsédantes d’autrefois. Je suis déjà occupé à rechercher la meilleure stratégie d’évitement… »


Lire la suite : dimanche 8 juin 2008.


07/06/2008

07/06/08 - 22:48


         « Hier soir, avant d’écrire dans ce journal, j’ai eu la visite d’un garçon qui n’a vraiment pas été gâté par la nature, mais que je laisse me connaître, par charité, et peut-être également parce qu’il sait s’y prendre. Il voulait absolument me présenter un ami à lui, qui a habité dans cet immeuble, lui aussi, il y a quelques années. Une fois que ce dernier m’eut confirmé, en racontant ses propres anecdotes, que la mauvaise opinion que j’avais de mes voisins n’était pas qu’une vue déformée de mon esprit malade, la conversation serait devenue des plus ennuyeuses, si elle n’avait été profondément grotesque… »


Lire la suite : samedi 7 juin 2008.


07/06/08 - 03:29


         « C’était aujourd’hui la première fois de ma vie que j’écrivais une lettre de condoléances. Le garçon d’hier soir était un enchantement de grâce, de méchanceté et de sottise. On eût dit que cet illettré s’était mis à l’école de Socrate : avant de venir chez moi, il m’avait en effet prévenu qu’il s’offrait rarement à d’autres, surtout le premier soir, parce qu’il ne voulait pas qu’on l’aime pour sa beauté, mais pour son esprit, dont il m’a semblé pourtant fort dépourvu… »


Lire la suite : vendredi 6 juin 2008.


03/06/2008

03/06/08 - 16:01

            On nous dit que la récente annulation d’un mariage entre deux personnes de confession musulmane par le tribunal de grande instance de Lille n’est pas une affaire religieuse, parce que ce n’est pas la perte de virginité de la femme qui a permis une telle décision de justice, mais bien le mensonge que celle-ci avait fait au sujet de celle-là. Et d’ailleurs, même si la virginité avait été le fond du problème, l’affaire n’en aurait pas été plus religieuse, parce que l’islam, apprend-on, ne fixe aucunement la virginité des femmes comme condition du mariage ! Je l’ignorais. Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam ! Un mensonge bien plus grand que celui commis par la femme à conduit à l’annulation de son mariage : c’est le mensonge (al Taqqiya, comme je crois qu’on dit en arabe) que permet l’islam aux musulmans s’il est utile au progrès de leur foi et de leur loi (car l’islam est aussi, et surtout, serais-je tenté de dire, une loi). Si la justice est souvent représentée sous les traits d’une femme aux yeux bandés, c’est parce qu’elle se doit d’être aveugle. Mais dans cette affaire, elle s’est trouvée aveuglée, et par la stricte application de la loi et par le double jeu du mari qui est venu la demander : le mensonge de ce dernier au sujet de ses véritables raisons crève à tel point les yeux qu’on affecte de ne pas le voir. Mais nous sommes tous parfaitement conscients que ce qui importait vraiment à cet homme, c’est la virginité de sa femme. Le mensonge reproché à celle-ci n’est qu’un détour subtil permis par le droit français et que le mari a emprunté sans vergogne pour parvenir à ses fins, qui étaient de faire appliquer au sein de la République française un usage islamique. La force de notre droit, qui est d’être le même pour tous, est aussi sa faiblesse, puisqu’il est possible de le détourner pour faire reconnaître à tous les mœurs ou les usages de quelques-uns seulement. Certains se félicitent que le droit français ait été appliqué à la lettre (ce qu’il n’est pas question de nier, et c’est d’ailleurs ce qu’il y a de tragique dans cette histoire : l’inéluctabilité de la ‘‘prise en otage’’, pour reprendre une expression à la mode, du droit français par des musulmans). Mais ne voit-on pas que c’est l’esprit de la loi islamique, si étrangère à la nôtre, qui inspire l’annulation du mariage dont on parle ? A trop avoir la tête plongée dans des livres de droit, l’on est condamné à ne pas voir plus loin que son nez ! En ne considérant que la rassurante constance avec laquelle nos lois sont strictement et pareillement appliquées pour tous les citoyens, indépendamment de leur religion, en n’examinant que la légalité de la décision de justice, on s’empêche de voir l’islamisation de la société que cette décision entérine de fait. Il y a une vie en dehors des tribunaux, il y a la réalité : l’hypocrisie, le mensonge (al Taqqiya) de musulmans (pas tous !) qui nous trompent et nous dupent. Mais on nous répète qu’il n’est pas question de religion dans cette affaire. Le véritable scandale, explique-t-on, est que les femmes, sur la question de la virginité, ne soient pas traitées comme les hommes, dont elles sont en principe les égales. Comment prouver, en effet, qu’un homme est vierge, se demande-t-on ? Faux problème ! La question n’est pas là. C’est la perte de virginité qu’il faudrait démontrer. Je prétends qu’elle n’est pas démontrable, ni pour un homme, ni pour une femme, puisqu’on sait qu’il arrive que l’hymen d’une fille ait été rompu sans qu’elle ait eu de rapport sexuel. Certaines malchanceuses, même, naissent, paraît-il, en en étant dépourvues ! La conséquence de cela est qu’il n’est pas possible de prouver qu’une femme n’est plus vierge. Elle pourrait toujours objecter à ses accusateurs (car on accuse une femme de ne plus être vierge) la rupture naturelle de son hymen. C’est, en principe, le commerce avec un homme qui est cause de la perte de virginité. Si vraiment les musulmans estiment que seule la rupture de l’hymen fait perdre la virginité, indépendamment de la cause de cette rupture, c’est sans doute qu’ils considèrent les femmes comme de simples objets, scellés par leur hymen, comme l’est une bouteille de vin par son bouchon de liège !  Il n’y a que l’aveu d’une femme qui puisse prouver la perte de sa virginité. Mais la preuve serait de peu de valeur, car il faut imaginer les pressions que pourrait subir la jeune épousée qui aurait eu la malchance de ne pas saigner lors de sa nuit de noce, quand même elle aurait été vierge ! Non, le véritable scandale est tout autre. C’est que les Français se passionnent pour des questions aussi sordides que la présence de sang sur un drap ou que la réfection d’hymens rompus, sujets qu’on pensait n’intéresser que quelques musulmans archaïques. Mais on découvre, grâce à cette affaire, que ces musulmans archaïques sont en réalité des ingénieurs fraîchement convertis. On apprend que des jeunes filles d’origine étrangère, apparemment parfaitement intégrées à la société française, sont en réalité si terrifiées d’être chassées de leur communauté d’origine, qu’elles doivent payer des chirurgiens avides pour reconstituer leur hymen, ce sceau de leur virginité perdue. Le délire sexuel d’un vrai dévot a mis en lumière l’hypocrisie générale dont sont infestées les institutions et la société françaises, sous l’influence de l’antiracisme dogmatique, ce nouveau vivier de faux dévots. Ah ! Vraiment ! Pauvre France ! Il te manque un nouveau Molière.


 

UN PEU DE PROSE DANS UN MONDE MANGÉ DES VERS
« J’ai ri en lisant cette notation de Guibert… » - Est-ce que le message est clair ? - Le peuple de GA. Et moi. - La parole d’un enfant - Nouvelle Langue Française - FREEDOM GO TO HELL - Pas de provocation ! - Comment peut-on être français ! - Comment peut-on vouloir être persan ! - Grand Corps Malade - Nouvelle lettre persane - Courte note sur la morale chrétienne - Toute interprétation est délire - Quelques considérations sur la nouvelle et unique race - Que va-t-il se passer ? - Suites de la controverse commencée avec le texte précédent - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Lettre à Pierre, traitant de ce que deviennent les pierres, c’est à savoir du sable et de la poudre, que les saisons soulèvent et dispersent aux quatre vents… - Sur le mot conservateur - Sur la langue des corbeaux et des loups - Sur la tentative de censure du Petit Robert - Les demi-mots d’une momie - Quelques remarques sur le discours tenu récemment par le pape à l’université de Ratisbonne - Qu’est-ce qu’une nation ?, quelques remarques sur la célèbre conférence de Renan, en guise de réponse au blogueur Asbel, qui m’en demandait une - Robert Redeker menacé de mort - Remarque sur la prononciation de Mahomet - Courte remarque sur le racisme - Ce que je voulais dire par ‘‘sida mental’’ - Deux remarques sur Internet et les blogues - Un style ‘‘téléphone portable’’ ? - Le français n’est pas la langue française - Sur la modération de ce blogue - Trois mots sur la peine capitale - Que sera cette nation ? - Le bourreau n’est pas criminel - Remarque sur la duplicité de l’homme - D’Orient et d’Occident - « Comment peut-on être homosexuel et croire en Dieu ? » - Remarque sur le terme d’anti-islamisme - La démocratie et l’art - Courte remarque sur le maintien de l’ordre - Remarque sur un débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Un mot sur François Mitterrand - Sur ceux qui sont contre la corrida - Un mot sur les bons sentiments - Sur les émeutes de 2007 - L’assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt - Sur l’ours en peluche qui s’appelait Mahomet - Un jardin d’Adonis. Sur le nouveau titre de ce blogue - Remarque sur le concept d’islamophobie - Simple remarque sur deux peurs apparemment peu fondées et sans grand rapport entre elles - « La Grande Déculturation » - Le site des éditions n&b - Eric Zemmour défendant son roman Petit frère - Remarque sur le projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’abandon du projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’antiracisme ‘‘larvé’’ - ‘‘Modernité du cynisme, actualité de Diogène’’ ! - Trois mots sur les mises à mort - Odi et amo (satire) - Question sur la compatibilité entre le droit de grève et le devoir de réserve des fonctionnaires - Le Petit Pédophile - Remarque sur les ‘‘sans papiers’’ - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Remarque sur n’annulation d’un mariage

 

HEURÉSIES
L’Europe et l’iconoclasme - Mémoire à l’école : les deux ‘‘non’’ d’Alain Finkielkraut