30/09/2008
« Enterrement, ce matin, de M. B***, un voisin de ma mère et surtout le père de Katia, une amie de jeunesse, l’amoureuse de Matio du temps qu’il ne pratiquait pas encore l’homosexualité. Aperçu la petite Céline D***, une autre amie de la même époque, qui est toujours aussi jolie. Il y avait une telle foule à cette cérémonie que nous n’avons pas pu tous entrer dans la salle du funérarium où étaient prononcés les différents éloges funèbres, qui ne parvenaient donc à nos oreilles que par bribes. C’étaient, déjà, les paroles des vivants qu’on n’entendait presque plus… »
Lire la suite : mardi 30 septembre 2008.
26/09/2008
« Finalement, Camille avait été rendu à sa famille avant que je n’aille le voir à l’hôpital, hier après-midi. Il me l’avait dit sur MSN, à mon lever, pour m’éviter de faire inutilement le trajet, mais, craignant qu’il ne m’ait encore menti, pour une de ses obscures raisons, qui m’échappent entièrement et me causent bien des tourments, je suis tout de même allé jusqu’à l’hôpital, demander à l’accueil qu’on m’indique le numéro de sa chambre, où je l’imaginais se morfondant dans une solitude peut-être imposée par son père… »
Lire la suite : jeudi 25 septembre 2008.
24/09/2008
« Les dernières nouvelles de Camille ne sont pas très bonnes. Quand j’ai voulu lui téléphoner ce soir, j’ai eu la mauvaise surprise d’entendre Barthénoïde me répondre, qui m’a dit que Camille lui avait tout bonnement donné son téléphone portable, plus tôt dans la journée, avant de se rendre à l’hôpital, où il croyait n’avoir que quelques examens à subir, mais dont les résultats étaient si mauvais qu’on n’a pas voulu le laisser repartir… »
Lire la suite : mardi 23 septembre 2008.
22/09/2008
« On se croirait dans un roman ! Camille est bel et bien enfermé chez lui. Il a le droit de sortir, à condition de rester à l’intérieur de la ferme, m’a-t-il chuchoté tout à l’heure, car son père ne veut pas non plus qu’il abuse du téléphone ou d’Internet ! Un garçon de vingt ans est puni comme un enfant de quinze... »
Lire la suite : dimanche 21 septembre 2008.
19/09/2008
« J’étais très inquiet de n’avoir plus de nouvelles de Camille depuis hier soir. Je craignais que Nicandre, par jeu, n’ait réussi à se mettre entre nous, ou même l’abominable Trimalcion, qui doit avoir plus de qualités que je veux bien le croire pour être capable de jouer comme il fait les chefs de meute. Mais c’est encore pire que tout ce que je redoutais. Camille, que j’ai enfin retrouvé tout à l’heure sur MSN, m’a dit que son père n’était pas favorable à notre jeune histoire… »
Lire la suite : vendredi 19 septembre 2008.
« Camille nous a rejoints chez moi, mardi soir, Corydon et moi, accompagné d’une certaine Barthénoïde (donnons-lui ce nom-là), une proche amie de lui, la fille la plus étrange, peut-être la plus détestable, qu’il m’ait été donné de rencontrer. Barthénoïde est dépressive depuis le collège. Ses bras sont recouverts des cicatrices qu’elle s’est faites. Cette pauvre fille est si bonne à rien que même après plusieurs tentatives, elle n’a toujours pas réussi à se donner la mort… »
Lire la suite : jeudi 18 septembre 2008.
15/09/2008
« Camille m’a rapporté que le grand C était allé le retrouver dans la salle de bain, hier soir, chez ma sœur… Il voulait lui faire admirer ses muscles abdominaux et pectoraux, et les comparer à ceux de mon ami, qu’il est allé jusqu’à toucher ! Puis il a fait cette confidence à Camille que si ma sœur était avec lui, c’était uniquement parce qu’il avait une grosse bite ! Pendant que ma sœur était en train de s’occuper de ses invités, Cyrille a donc réussi à tripoter mon Camille, à lui faire voir une partie de sa nudité et à lui parler de la taille de sa bite… Il est tout de même inquiétant qu’il me faille protéger mes mignons même des amants de ma sœur… »
Lire la suite : dimanche 14 septembre 2008.
13/09/2008
« Je devrais avoir honte d’éprouver de tels sentiments, mais je suis un peu triste de savoir Camille sorti de l’hôpital. Je m’étais habitué à lui rendre visite là-bas pour passer auprès de lui l’après-midi. Finalement, rien ne vaut l’hospitalisation d’un garçon pour apprendre à le connaître. Il m’a manqué de ne pas le voir de la journée… »
Lire la suite : vendredi 12 septembre 2008.
11/09/2008
« J’ai pris tant de retard dans le récit des derniers événements de ma vie que la relation que je veux en faire risque fort d’être incomplète, l’oubli s’étant déjà emparé de ma tête de linotte. Il y a quelques jours que Damis m’a envoyé plusieurs SMS, dont le premier était bien loin d’augurer du dernier… »
Lire la suite : mercredi 10 septembre 2008.
04/09/2008
Musulmanisme ou musulmanie ?
(Courte satire)
Puisqu’il n’est plus permis de faire de l’islam une religion en isme, comme les autres (christianisme, judaïsme, etc.), étant entendu que l’islamisme n’a rien de commun avec l’islam (si ce n’est à peu près tout ce qui fait l’islam, puisqu’il en est une interprétation radicale ou intégriste, c’est-à-dire fidèle et littérale), je propose d’utiliser ce néologisme de mon invention : parlons désormais de musulmanisme, ou de mushulmanisme avec un h, puisque l’islam, qui est une religion de paix et d’amour, est également un humanisme, comme chacun sait. Oh ! Je sais bien que les mauvais esprits ou les bonnes âmes de ce site trouveront mon jeu de mots du plus mauvais goût, pour ne pas dire d’un racisme viscéral et rappelant les pires heures qu’ait connues la France. Ceux-là, je les invite à prendre exemple sur les musulmans, dont la religion, qui est toute de tolérance, enseigne le pardon comme l’un de ses premiers commandements ! Mais on pourrait aussi bien parler de musulmanie, tant il est vrai que l’islam est une manie, c’est-à-dire une folie, qui fait prendre les vessies pour des lanternes. Qu’on songe seulement à ce ramadan, qu’on appelle un mois de jeûne. Ce l’est à condition de ne considérer dans le mois que les jours. Quelqu’un qui ne considèrerait que les nuits pourrait aussi bien parler d’un mois de ripailles ! Quel mérite y a-t-il donc à jeûner pendant la journée, quand on a dans l’esprit, pour s’aider, la réconfortante perspective d’un festin dès la tombée de la nuit ? Moi qui suis pauvre, j’aimerais pouvoir jeûner comme un musulman ! Je serais assurément plus en chair ! « Racisme ! », me rétorque-t-on plein d’indignation… Que non ! Hypocrisie !
Note : Un internaute m’a fait remarquer que musulmanisme et musulmanie existaient déjà. Je reste néanmoins apparemment l’inventeur de mushulmanisme avec un h !
Nouvelle note : En réalité, mon musulmanie est formé différemment de l’hapax qu’on trouve chez Péguy (Cf. TLFi, s.v. musulman) pour désigner le monde musulman. Mon néologisme est un mot-valise, qui sert bien à désigner la folie de l’islam.
02/09/2008
« Hier, vers midi, visite impromptue de Damis, qui m’a surpris en train de prendre le petit déjeuner (car je ne serai sans doute jamais de cette France qui, paraît-il, se lève tôt). Il avait du temps à tuer en attendant l’ouverture de sa banque, dans laquelle il voulait déposer l’argent de la prime pour l’emploi à laquelle il a eu droit cette année, afin d’avoir sur son compte de quoi établir un chèque de caution pour emprunter une voiture au garage où il a laissé la sienne à réparer (si du moins elle est réparable, ce dont il n’est pas encore sûr). ‘‘Qu’est-ce que tu as encore fait avec cette voiture ? – J’ai écrasé un blaireau. – Mais c’est affreux ! C’est mignon comme tout, les blaireaux ! Et il est mort ? – J’aurais pu me tuer, moi aussi. – Oui, enfin ce n’est pas comme si tu étais rentré dans un sanglier ou dans un chevreuil ! Si tu habitais en ville, ça n’arriverait pas. Il n’y a pas de blaireaux, dans les rues de la ville. Tu serais bien le seul !’’… »
Lire la suite : mardi 2 septembre 2008.
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