UN JARDIN D’ADONIS

(Hévrèse)

BLOGUE ET SPICILÈGE

Olivier Bruley

12/03/2008

12/03/08 - 00:32

Remarque sur l’antiracisme ‘‘larvé’’


            Je n’ai pas la télévision chez moi, mais je peux la regarder chez ma mère, à qui je rends visite plusieurs fois par semaine. J’aime la télévision en cela qu’elle donne à voir le monde détestable qui s’annonce et dont, d’ailleurs, on ne verra peut-être jamais l’avènement. Qui peut dire, en effet, de quoi demain sera fait ? Souvent, on s’attend à quelque chose, et c’est tout autre chose qui se produit. On craint le pire et la montagne accouche d’une souris. Les émissions dans lesquelles on fait venir témoigner sur tous les sujets des gens ‘‘comme vous et moi’’ sont particulièrement instructives. (Enfin, ‘‘comme vous et moi’’… Comme vous, surtout, parce que moi, je ne me reconnais pas du tout dans ces gens d’un autre monde, qui n’est absolument pas le mien !) J’étais justement chez ma mère, cet après-midi, et j’ai donc pu regarder la fin d’une émission intitulée Toute une histoire, dans laquelle on se demandait comment des gens malintentionnés pouvaient en venir à violenter (car cela arrive) des personnes dites fragiles, c’est-à-dire des personnes âgées, des handicapés ou des enfants, si j’ai bien compris. Je dis « si j’ai bien compris », car je ne suis pas sûr de l’avoir tout à fait… Parmi les témoins convoqués se trouvaient en effet un homosexuel et un noir, qui avaient été victimes d’agressions respectivement homophobe et raciste. Fallait-il comprendre que l’homosexualité de l’un et la couleur de peau de l’autre constituaient une ‘‘fragilité’’, rendant les deux victimes aussi vulnérables qu’un handicapé ou qu’un vieillard, c’est-à-dire beaucoup plus qu’une personne dans la force de l’âge et en parfaite santé ? Bien sûr, il fut expliqué aux téléspectateurs que l’homosexuel et le noir avaient été agressés par un groupe de personnes (d’où leur plus grande faiblesse), par de jeunes ‘‘identitaires’’ dans le cas du noir et, dans le cas de l’homosexuel, par des ‘‘jeunes’’ tout court, sans qu’il fût permis d’en dire plus à leur sujet, j’y reviendrai. Mais l’impression générale était bien, l’animateur de l’émission y veillait, que le fait d’être homosexuel ou noir rendait un homme plus fragile. (Il y aurait d’ailleurs sans doute beaucoup à dire sur le racisme qu’implique une telle proposition. Mais ce n’est pas mon sujet. Je ne veux traiter que d’antiracisme !) Ainsi donc, par exemple, moi qui suis homosexuel (d’où ma présence sur ce site), je serais plus fragile qu’un hétérosexuel, je serais aussi vulnérable, disons, qu’un handicapé ! Et je croyais, naïf que je suis, que l’homosexualité n’était pas une maladie ! Voilà à quoi mène le ‘‘minoritarisme’’, s’il est permis de s’exprimer ainsi, car le communautarisme ne connaît que les minorités, c’est-à-dire des communautés passant pour plus fragiles, plus vulnérables, du fait de leur minorité. La communauté majoritaire ne compte pas : elle ne peut être l’objet du racisme, prétend-on, c’est pourquoi elle n’est jamais non plus l’objet de l’antiracisme (et c’est d’ailleurs ici précisément que réside la fragilité propre à la communauté majoritaire, dont on peut sans doute agresser des membres pour la seule raison qu’ils lui appartiennent dans l’indifférence générale (on parlera alors d’un crime crapuleux, voilà tout), par quoi ladite communauté majoritaire me semble être une minorité aussi vulnérable que les autres !) Le ‘‘minoritarisme’’ présupposant donc la fragilité des minorités (c’est le fondement du dogme), il va de soi que les membres d’une minorité ne peuvent être montrés que comme des victimes, jamais comme des agresseurs, car ce serait une hérésie. Cela était particulièrement perceptible dans l’émission de télévision que j’ai regardée cet après-midi. Un ancien agresseur, une femme, qui témoignait anonymement, prétendait être une skinhead repentie (on l’imaginait donc nécessairement blanche, appartenant à la communauté majoritaire en France). De même, les agresseurs du noir étaient de jeunes ‘‘identitaires’’, c’est-à-dire, là encore, des blancs, à l’évidence. Par contre, il n’a pas été possible à l’homosexuel de nommer ses agresseurs. Dès qu’il a parlé de « ces gens-là » (ce furent ces mots), l’animateur de l’émission s’est empressé de le rappeler à l’ordre, en lui disant quelque chose comme « attention hein ! », comme si le témoin avait oublié des consignes, qui lui auraient été données plus tôt, de ne pas faire allusion à la communauté d’origine desdits agresseurs. Pourtant, aux allusions que faisait malgré tout le témoin, le téléspectateur que je suis voyait bien ce qu’on voulait lui cacher. L’homosexuel insistait en effet sur le fait qu’il habitait dans une banlieue, c’est-à-dire une cité. Il expliquait que les brimades dont il était victime ne se produisaient que l’après-midi, parce que ses agresseurs ne se réveillaient jamais avant le milieu de la journée. Enfin, quand l’animateur lui a demandé s’il avait parfois un désir de vengeance ou s’il éprouvait de la haine, la victime a curieusement répondu qu’elle avait peur ou qu’elle ressentait de la haine (je ne sais plus exactement, je cite de mémoire) lorsqu’il lui arrivait de croiser dans la rue des personnes qui ressemblaient physiquement à ses agresseurs, agresseurs qui sont pourtant parfaitement identifiés par la victime : il n’y a pas d’incertitude sur leurs identités et il est important de préciser ici que la victime ne pourrait pas confondre avec ses agresseur des personnes qui auraient avec eux une simple ressemblance. Je suis presque sûr, mais je puis me tromper, que la ressemblance physique dont parlait l’homosexuel renvoyait à ce qu’il n’est plus vraiment permis d’appeler la race des voyous, qui étaient presque certainement de jeunes hommes noirs ou arabes. En somme, la victime avait peur lorsqu’elle croisait dans la rue certains membres de la même communauté que ses agresseurs (les plus fervents antiracistes diront sans doute qu’elle avait des réactions honteusement racistes !). Bien sûr, on pourrait m’objecter, à juste titre, d’ailleurs, qu’il y a également, parmi les fauteurs de troubles dans les banlieues, des jeunes blancs, ou Français de souche, ou Européens de souche (on ne sait plus trop comment dire, surtout qu’on pourrait encore m’objecter que les arabes sont des blancs eux aussi !). C’est parfaitement vrai. Mais certaines vérités sont purement statistiques. Or il se trouve que l’antiracisme larvé de la France interdit tout bonnement de faire certaines statistiques. Mais qui donc, des skinheads ou des jeunes des banlieues, comme on les appelle pudiquement (justement pour ne pas les nommer vraiment), qui donc commet le plus grand nombre d’incivilités, de délits et d’agressions ? Les skinheads, indubitablement !

 


commentaires

12/03/08 - 00:53

Juste une petite remarque, serait-il possible de faire des paragraphe, déjà que le corps est petit, mais là…

12/03/08 - 01:09

Non, c'est devenu ma marque de fabrique. Je suis "contre" les paragraphes, et ça facilite bien les choses, de mon point de vue de rédacteur, du moins. Plus besoin d'inventer des transitions. Autrefois, je perdais un temps fou à trouver l'endroit où sauter à la ligne. Il me semblait toujours que le début d'un second paragraphe aurait aussi bien pu se trouver à la fin du premier ou que la fin d'un troisième serait aussi bien à sa place au début d'un quatrième. Je n'en dormais plus la nuit et je n'allais jamais vraiment au-delà du premier paragraphe. A la fin, je n'écrivais plus rien du tout

12/03/08 - 08:25

Oh, encore une dénonciation de l'antiracisme-qui-empêche-de-s'exprimer par l'extrême-droite... ce sont vraiment les mêmes arguments que Vanneste pour son homophobie, j'espère que tu t'en rends compte.

Tout ce long écrit pour pouvoir encore une fois écrire ton ressenti négatif envers les noirs et les arabes... tu veux pas écrire simplement: "je n'aime pas les noirs et les arabes", ça sera plus simple.

Tu vis vraiment dans un monde triste, de peurs et de haine de l'autre - même si tu prétendras ne haïr personne, ce dégout, ce rejet dont tu témoignes à longueur de blog sont vraiment tristes. C'est triste le racisme.

12/03/08 - 23:39

Si la parole pouvait être parfaitement transparente - si nous étions tous de bons universitaires, dignes du nom, considérant leur objet avec distance et respect - je ne verrais pas d'inconvénient à dénoncer une rupture de cette transparence.

Mais nous ne sommes pas des savants en quête de vérité - la politique, ce n'est pas la science, et la vie en commun peut bien se nourrir de connaissance, elle ne s'y réduit pas.

Je ne peux donc que m'interroger devant le procédé qui laisse entendre le son d'une inégalité de traitement où s'opposent habitants des cités - dont ne pourrait dire du mal - et skinheads. La question n'est pas de savoir si c'est vrai. Le fait est que la politique se nourrit beaucoup, voire essentiellement, de connotation - la connotation étant l'arme première de tous les populismes au moins. Et que la connotation joue sur les contextes énonciatifs, et ne se contrôle qu'en précisant - c'est souvent long à faire - les contextes de façon à limiter le nombre des interprétations possibles ; ce à quoi un populisme répugne, puisqu'il lui faut jouer sur tous les tableaux, notamment celui du "je n'ai pas dit cela", alors qu'en fait "cela", la chose immonde, a bel et bien été exprimée, sinon formellement énoncée.

La question n'est donc pas de savoir s'il est légitime ou non d'opposer comme il est fait ici certains habitants des cités et skinheads, mais ce qui exactement est signifié par le fait de le faire en l'absence de contexte énonciatif clair, à une époque où le délit de faciès a sans doute hélas de beaux jours devant lui.

Le ressentiment fait partie de la parole des victimes. Mais cela n'en fait pas une vérité politique - je veux dire : on ne peux pas fonder une pensée politique sur le ressentiment des victimes - sur la souffrance, oui, pas sur leur ressentiment - et surtout pas sur notre propre apitoiement.

13/03/08 - 01:13

Une fois de plus, mon texte est raté, si l’on a pu croire que je m’intéressais à la parole des victimes, à leurs sentiments, etc. Il se trouve que l’émission de télévision dont je parlais était consacrée à des victimes. Mais mon sujet était bien ce que j’ai appelé l’antiracisme ‘‘larvé’’. Je ne sais exactement ce que tu as compris de ce que j’écrivais, Kliban, pour la simple raison que, moi-même, je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu dis en retour. Je le dis sans aucune ironie : tu dois être trop subtil pour moi. Je ne vois sincèrement pas où tu veux en venir. Je ne sais pas ce que tu dis exactement, précisément, si du moins ta pensée t’est aussi claire que je le crois. Il y a dans ta manière de mener tes phrases quelque chose qui m’est radicalement étranger et difficilement compréhensible, un je ne sais quoi d’un peu lâche, volatile, je ne sais comment dire (éthéré peut-être !), qui me rend difficile de saisir ta pensée, quand la mienne (s’il s’agit bien d’une pensée) s’énonce on ne peut plus platement, lourdement (il n’y a pas plus au ras des pâquerettes que mes vues sur ceci ou sur cela), empêtrée qu’elle est dans les exemples, dans le particulier, laissant souvent au lecteur le soin de tirer lui-même des conclusions plus générales. (Mais peut-être cette façon de procéder est-elle justement fondée sur une forme de connotation, typiquement populiste, pourra-t-on sans doute m’objecter. Mais quel peuple caressé-je donc dans le sens du poil, ici, sur ce site, je me le demande bien. Il est tout de même très discret, je trouve !) Bien sûr, je ne dis pas pour autant que nous menons un dialogue de sourds, mais plutôt : un dialogue dans deux langues différentes, sans doute. Tu le dis toi-même : « la parole n’est pas transparente ». Aussi, dans le doute, je préfère dire que c’est moi qui me suis mal exprimé, comme souvent, il est vrai. Et même : « je n’ai pas dit cela », oui, comme se défendrait un populiste ! Que n’ai-je pas dit exactement ? Je ne sais. Mais j’ai tenté de dire, bien maladroitement, certes, que l’émission de télévision dont je parlais était rendue parfaitement incompréhensible par l’antiracisme ambiant, celui de l’animateur et des gens de télévision en général. Je ne m’explique toujours pas comment un noir et un homosexuel peuvent passer pour des personnes aussi fragiles que des handicapés ou des vieillards. Il n’y a apparemment qu’à moi que cela semble aberrant. Surtout, je voulais absolument écrire une note sur ce fait, qui m’a fait littéralement tomber des nues (jusqu’au ras des pâquerettes, donc…), que l’animateur ne VOULAIT PAS (je jure de ne rien inventer !) que l’homosexuel dise que ses agresseurs étaient des jeunes étrangers ou d’origine étrangère. Il voulait tout bonnement escamoter la réalité, passer certains faits sous silence. Ces dérives ne s’expliquent que par l’antiracisme. Je ne nie pas que le racisme existe. Mais je prétends qu’il n’est qu’occasionnel, anecdotique, et plutôt particulier (en France, du moins). Je ne souhaitais pas en faire mon sujet aujourd’hui. L’antiracisme, par contre, est un sujet beaucoup plus intéressant, parce qu’il est partout : il domine. Il est l’idéologie du moment (car c’est bien l’antiracisme en tant qu’idéologie que je dénonce, pas ce qu’il y a de sain dans l’antiracisme, le racisme étant une mauvaise chose, j’en conviens bien volontiers). Preuve que l’antiracisme est une idéologie, une religion même, qui a ses (faux ?) dévots : le commentaire d’ender, qui ne dit absolument rien, si ce n’est sa foi dans l’antiracisme total, qui exclut tout ceux qui osent seulement douter non tant du bien-fondé de sa religion, que de l’excessive étendue de son emprise, jusqu’où le racisme n’est pas du tout, mais seulement fantasmé. Sa réaction est d’un antiracisme primaire, si j’ose dire : il prétend, pour faire taire les incrédules, que, l’antiracisme étant, par définition, contre le racisme, l’anti-antiracisme est du racisme. Mais c’est un vulgaire paralogisme : ce serait même un sophisme, si seulement l’antiraciste primaire était conscient des faiblesses de ses raisonnements. Mais le plus souvent, il est trop con pour cela ! J’ai voulu parler de cette émission parce qu’elle me semblait être tout à fait représentative, par son antiracisme béat, gnangnan, cul béni, à toute épreuve, du monde que l’on veut nous vendre (et qui d’ailleurs, ne sera peut-être finalement jamais le nôtre, comme je disais en commençant mon texte, par quoi je prouve que je ne suis finalement pas si pessimiste que cela !). Rien de politique dans mes propos. De l’incrédulité, c’est tout. (Enfin, si, après relecture, tout le blabla sur le communautarisme et le ‘‘minoritarisme’’ était tout de même un peu politique, j’en conviens.) Dernière chose : si je me suis permis d’opposer skinheads et ‘‘jeunes des banlieues’’, puisque c’est ce qui semble m’être reproché, c’est uniquement parce que la différence de traitement entre les deux était (sans doute involontairement) si manifeste et si infondée, bien sûr, dans l’émission de télévision dont il était question. Autrement, cela ne me serait jamais venu à l’esprit, tant il me semble que le problème que constituent les skinheads est sans commune mesure (statistique, au moins) avec celui que constitue une certaine jeunesse des banlieues.

13/03/08 - 01:54

Il n'en demeure pas moins que les seules sociétés véritablement pluri-ethniques et culturelles sont les sociétés qu'à tort ou à raison on qualifie d'occidentales (Amériques, Europe, Australie, NZ). Partout ailleurs (Moyen-Orient, Asie, Océanie, Afrique à l'acception de l'Afrique du SUD)la question du racisme ne se pose même pas,l'autochtone étant tout (ce tout conféré par la naissance constituant certainement son seul bien, puisque par ailleurs il est souvent démuni du reste), l'étranger rien qu'un hôte de passage lorsqu'il a les poches bien garnies ou un rebut indésirable dont il convient de se débarrasser le plus rapidement possible par des moyens plus ou moins avouables s'il se trouve être né à l'est d'Eden.Qu'on songe aux coréens qui attendent leur naturalisation depuis cinquante ans au Japon, pour prendre un exemple qui n'ait point les relents d'un exotisme déplacé. Il vaut infiniment mieux être arabe ou africain en France qu'au Japon ou en Chine, où je pense, il s'en trouve fort peu.Pour beaucoup, il vaut même bien mieux être arabe ou africain en France que dans leur propre pays ce qui me fait dire que tous les espoirs de coexistence pacifique sont permis puisqu'on imagine mal ceux qui ont fui la misère (économique ou sociale) vouloir reproduire dans leur pays d'accueil les conditions qui justement ont conduit à cette misère. Alors oui, peurs et préjugés à l'égard d'étrangers qui ne le sont souvent plus aux yeux de la loi, mais qui le demeurent dans le coeur des hommes, ces choses là existent, mais elles sont naturelles. Vouloir à tout prix les empêcher de s'exprimer reviendrait à couvrir un abcès de pansements sans l'avoir préalablement crevé.

13/03/08 - 08:22

>"il prétend, pour faire taire les incrédules, que, l’antiracisme étant, par définition, contre le racisme, l’anti-antiracisme est du racisme. Mais c’est un vulgaire paralogisme"

Non non, tu crois que je parle en général, mais je ne parle que de toi. Tu ne sais pas considérer ton cas comme particulier. Tu me fais dire des choses que je n'ai pas dites, tu te réfugies derrière de grandes considérations pour ne pas assumer ta personnalité. Classique.

J'ai juste dit que c'est fatiguant de lire à longueur de (très long) texte des considérations qui louvoient dans tous les sens pour, au final, en revenir à une constante dans tes textes: tu n'aimes pas les noirs et les arabes.
Je voulais t'aider à simplifier ton expression, en somme.

13/03/08 - 13:35

Mon cher Esteban, c’est une vérité difficilement admissible pour l’antiracisme que la France est sans doute au monde un des pays où le racisme a le moins cours ! (Encore que cela ne soit plus si vrai que cela, peut-être, puisque, nous disent certains, les insultes racistes seraient devenues très fréquentes dans les cours d’école). Pour exister, l’antiracisme a besoin du racisme. Il faut donc bien que le racisme soit partout, puisque l’antiracisme n’a guère l’intention de cesser d’exister (car il est très satisfait de lui-même !).

13/03/08 - 13:36

Mais qui es-tu donc, Ender, pour ne parler que de moi et de ma personnalité, comme tu dis ? Parce que tu la connais, ma personnalité, bien sûr ! Tu me connais sans doute mieux que moi, quand il est si difficile de se connaître soi-même ! Que c’est prétentieux ! Et que c’est petit, surtout ! Quelle nullité intellectuelle ! Ce n’est pas moi le sujet, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. Seulement, il est plus facile pour toi, sans doute, de t’en prendre à moi que d’argumenter vraiment contre ce que je dis, qui ne plaît pas, mais que, apparemment, tu ne sais pas réfuter. Tu oses dire que je n’aime pas les noirs et les arabes ! Je ne veux même pas répondre à cela, si ce n’est par cette espèce de provocation, qui, penseras-tu sans doute, apporte encore de l’eau à ton moulin (moulin à vent ! car tu ne brasses que du vent !) : je n’ai pas à aimer les noirs ou les arabes. Ce n’est pas la question, qui n’a d’ailleurs pas plus de sens que si l’on me demandait si j’aime les blancs. Je ne me suis jamais posé la question, tout simplement parce qu’il me semble qu’elle ne se pose pas en ces termes. Peut-être que pour un antiraciste primaire, cela veut dire beaucoup de choses d’aimer les noirs, les arabes, les jaunes ou les blancs, peut-être que c’est très important, que c’est quelque chose comme l’« aimez-vous les uns les autres » des chrétiens, mais moi, je me contente d’aimer ou de ne pas aimer les uns ou les autres, justement, indépendamment de leur race. Enfin tout de même, je dois bien les aimer un peu, ces noirs et ces arabes, parce que je ne veux plus m’entendre dire ici, sur mon blogue, que je ne les aime pas : je considèrerai désormais que c’est de la diffamation, Ender, et je censurerai tes messages, s’ils restent de la même veine, comme je le fais avec les commentaires de ceux qui s’amusent à venir m’injurier.

13/03/08 - 22:54

Merci, tu as fait ce que je demandais - maladroitement sans doute, puisque tu me trouve encore trop contourné - à savoir : ajouter du contexte.

Je rejoins assez ta critique de l'idéologie - ou plutôt de cette pratique saturée d'idéologie qu'est devenu le journalisme contemporain. Elle s'exprime effectivement dans une forme d'antiracisme _non réfléchi_, qui est une reconduction plus ou moins larvée du racisme - on pourrait parler de racisme secondaire, encre qu'en l'occurrence, il s'agisse aussi de discrimination sociale voire géographique (les banlieues).

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