La presse rapportait aujourd’hui que le mariage de deux personnes de confession musulmane avait été annulé par le tribunal de grande instance de Lille, au mois d’avril de cette année, parce que la femme avait menti à son mari en prétendant être vierge, ce que celui-ci n’avait pu vérifier lors de la nuit de noce, faute de traces de sang sur les draps du lit nuptial ! C’est d’autant plus absurde que, même si la femme a reconnu par la suite qu’elle n’était effectivement pas vierge, l’on sait que certaines jeunes filles peuvent l’être et avoir eu néanmoins l’hymen rompu, pour toutes sortes de raisons, ne serait-ce que pour s’être masturbées d’une telle façon qu’il ait été déchiré ! Car, contrairement à ce qu’on croit encore souvent, la masturbation n’est pas le privilège des hommes. Les filles, mêmes musulmanes, sont dans ces pratiques les égales des garçons. Elles ont un corps, voilé ou non, et donc des désirs. Qu’on me pardonne d’entrer dans des détails aussi triviaux : c’est l’affaire dont je parle qui est profondément obscène. On lit dans un article de Libération que l’avocat du mari précise que son client ni d’ailleurs celle qui n’a donc jamais été sa femme (grâce à la justice française !) ne sont pas des musulmans extrémistes. Je veux bien le croire. Car cette lamentable affaire de mariage annulé prouve, par l’exemple, que la menace pour la douceur de vivre française (car je ne vois rien de plus bête, de plus violent, de plus sauvage, de plus injuste, de plus étranger à nos mœurs modernes si ce n’est encore douces et courtoises, que ce drap sans tâche exhibé comme preuve de l’impureté d’une femme !) ; la menace n’est pas tant l’islamisme que l’islam, lesquels sont en réalité une seule et même chose, c’est-à-dire une religion, comprise et pratiquée avec plus ou moins de radicalité. Ce n’est d’ailleurs que tout récemment que le terme d’islamisme a pris le sens spécifique d’islam radical. Jusqu’alors, et depuis sa création, à la fin du XVIIe siècle, le mot était strictement synonyme d’islam. Il suffit d’ouvrir un dictionnaire pour le vérifier. Cette annulation démontre une fois de plus que l’islam est bien une religion terroriste, non pas, certes, comme peut être terroriste l’islamisme au sens actuel, mais au sens qu’avait le mot terrorisme sous la Révolution : cette religion mène et soumet les hommes par la terreur. Car c’est une forme de terreur qui a poussé la femme dont le mariage a été honteusement annulé par la justice française à mentir à son mari sur sa virginité, parce qu’elle savait que celui-ci la rejetterait s’il connaissait son passé : ce qui me fait penser que cette religion est absolument incompatible avec la liberté des hommes (et surtout des femmes), auxquels elle interdit même d’avoir un passé ! Comment donc, avec de telles décisions de justice, les jeunes musulmans français pourront-ils espérer connaître encore un peu de tranquillité d’âme ? Nulle jeune fille n’est apparemment plus à l’abri d’être humiliée publiquement par l’exposition d’un drap immaculé ! Nul jeune homme, même, n’est plus assuré d’aimer aussi sincèrement, aussi totalement qu’il avait cru : car il faut aussi penser à la misère de cet homme, qui croyait aimer une femme, et qui a cessé de le faire en découvrant son passé, en découvrant la vie de celle-ci quand il n’y avait point encore de part. Ah ! Vraiment ! Le pauvre homme ! Ah ! Le pauvre jouet des préjugés d’une religion archaïque ! Et, j’ose le dire, qu’il est peu français d’exiger d’une femme qu’elle fasse preuve d’une franchise qui la perdrait ! A quelle hypocrisie l’islam contraint-il les musulmans ! Quelle terreur sera désormais la leur de risquer toujours d’être rattrapé par leur passé, avec la complicité de la France ! L’islamisation menace bel et bien notre doux pays, qui est aussi le leur : c’est l’islam du commun des musulmans, pas des terroristes, qui est le véritable danger.
29/05/08 - 22:55
Ce qui est en jeu, c'est le caractère laïc de la République et de ses lois. Car, ce que le tribunal de grande instance de Lille a accordé à un mari musulman, il pourrait tout autant l'accorder à un couple de catholiques ou d'évangélistes, dans la mesure où ces religions exigent normalement que l'on arrive vierge au mariage et que l'acte sexuel ne serve qu'à la procréation.
Ce qui est aussi en jeu, c'est l'égalité des hommes et des femmes devant la loi : a-t-on les moyens de prouver qu'un homme n'était pas vierge au moment du mariage, s'il avait déclaré à son épouse qu'il l'était et s'il avait menti ? Car, si on casse un mariage en raison d'un mensonge, il faudrait que la justice ait les moyens d'apporter les preuves du mensonge, quel que soit le genre sexué de la personne.
Je ne vous suis pas dans votre dénonciation de l'islam, même si je ne partage pas cette religion et peut en dénoncer les travers, même si elle n'appartient pas à notre héritage culturel. Mais, de fait, l'islam est en France et est devenu la deuxième religion, non seulement de France, mais aussi des personnes de nationalité française.
C'est le principe de laïcité qu'il convient de défendre, comme celui de l'égalité entre hommes et femmes, contre toutes les tentatives religieuses d'étouffement des libertés individuelles. Cela vaut pour toutes relions : je l'écris en tant que citoyen, mais aussi en tant que catholique.
herminien