UN JARDIN D’ADONIS

(Hévrèse)

BLOGUE ET SPICILÈGE

Olivier Bruley

03/06/2008

03/06/08 - 16:01

            On nous dit que la récente annulation d’un mariage entre deux personnes de confession musulmane par le tribunal de grande instance de Lille n’est pas une affaire religieuse, parce que ce n’est pas la perte de virginité de la femme qui a permis une telle décision de justice, mais bien le mensonge que celle-ci avait fait au sujet de celle-là. Et d’ailleurs, même si la virginité avait été le fond du problème, l’affaire n’en aurait pas été plus religieuse, parce que l’islam, apprend-on, ne fixe aucunement la virginité des femmes comme condition du mariage ! Je l’ignorais. Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam ! Un mensonge bien plus grand que celui commis par la femme à conduit à l’annulation de son mariage : c’est le mensonge (al Taqqiya, comme je crois qu’on dit en arabe) que permet l’islam aux musulmans s’il est utile au progrès de leur foi et de leur loi (car l’islam est aussi, et surtout, serais-je tenté de dire, une loi). Si la justice est souvent représentée sous les traits d’une femme aux yeux bandés, c’est parce qu’elle se doit d’être aveugle. Mais dans cette affaire, elle s’est trouvée aveuglée, et par la stricte application de la loi et par le double jeu du mari qui est venu la demander : le mensonge de ce dernier au sujet de ses véritables raisons crève à tel point les yeux qu’on affecte de ne pas le voir. Mais nous sommes tous parfaitement conscients que ce qui importait vraiment à cet homme, c’est la virginité de sa femme. Le mensonge reproché à celle-ci n’est qu’un détour subtil permis par le droit français et que le mari a emprunté sans vergogne pour parvenir à ses fins, qui étaient de faire appliquer au sein de la République française un usage islamique. La force de notre droit, qui est d’être le même pour tous, est aussi sa faiblesse, puisqu’il est possible de le détourner pour faire reconnaître à tous les mœurs ou les usages de quelques-uns seulement. Certains se félicitent que le droit français ait été appliqué à la lettre (ce qu’il n’est pas question de nier, et c’est d’ailleurs ce qu’il y a de tragique dans cette histoire : l’inéluctabilité de la ‘‘prise en otage’’, pour reprendre une expression à la mode, du droit français par des musulmans). Mais ne voit-on pas que c’est l’esprit de la loi islamique, si étrangère à la nôtre, qui inspire l’annulation du mariage dont on parle ? A trop avoir la tête plongée dans des livres de droit, l’on est condamné à ne pas voir plus loin que son nez ! En ne considérant que la rassurante constance avec laquelle nos lois sont strictement et pareillement appliquées pour tous les citoyens, indépendamment de leur religion, en n’examinant que la légalité de la décision de justice, on s’empêche de voir l’islamisation de la société que cette décision entérine de fait. Il y a une vie en dehors des tribunaux, il y a la réalité : l’hypocrisie, le mensonge (al Taqqiya) de musulmans (pas tous !) qui nous trompent et nous dupent. Mais on nous répète qu’il n’est pas question de religion dans cette affaire. Le véritable scandale, explique-t-on, est que les femmes, sur la question de la virginité, ne soient pas traitées comme les hommes, dont elles sont en principe les égales. Comment prouver, en effet, qu’un homme est vierge, se demande-t-on ? Faux problème ! La question n’est pas là. C’est la perte de virginité qu’il faudrait démontrer. Je prétends qu’elle n’est pas démontrable, ni pour un homme, ni pour une femme, puisqu’on sait qu’il arrive que l’hymen d’une fille ait été rompu sans qu’elle ait eu de rapport sexuel. Certaines malchanceuses, même, naissent, paraît-il, en en étant dépourvues ! La conséquence de cela est qu’il n’est pas possible de prouver qu’une femme n’est plus vierge. Elle pourrait toujours objecter à ses accusateurs (car on accuse une femme de ne plus être vierge) la rupture naturelle de son hymen. C’est, en principe, le commerce avec un homme qui est cause de la perte de virginité. Si vraiment les musulmans estiment que seule la rupture de l’hymen fait perdre la virginité, indépendamment de la cause de cette rupture, c’est sans doute qu’ils considèrent les femmes comme de simples objets, scellés par leur hymen, comme l’est une bouteille de vin par son bouchon de liège !  Il n’y a que l’aveu d’une femme qui puisse prouver la perte de sa virginité. Mais la preuve serait de peu de valeur, car il faut imaginer les pressions que pourrait subir la jeune épousée qui aurait eu la malchance de ne pas saigner lors de sa nuit de noce, quand même elle aurait été vierge ! Non, le véritable scandale est tout autre. C’est que les Français se passionnent pour des questions aussi sordides que la présence de sang sur un drap ou que la réfection d’hymens rompus, sujets qu’on pensait n’intéresser que quelques musulmans archaïques. Mais on découvre, grâce à cette affaire, que ces musulmans archaïques sont en réalité des ingénieurs fraîchement convertis. On apprend que des jeunes filles d’origine étrangère, apparemment parfaitement intégrées à la société française, sont en réalité si terrifiées d’être chassées de leur communauté d’origine, qu’elles doivent payer des chirurgiens avides pour reconstituer leur hymen, ce sceau de leur virginité perdue. Le délire sexuel d’un vrai dévot a mis en lumière l’hypocrisie générale dont sont infestées les institutions et la société françaises, sous l’influence de l’antiracisme dogmatique, ce nouveau vivier de faux dévots. Ah ! Vraiment ! Pauvre France ! Il te manque un nouveau Molière.


commentaires

03/06/08 - 21:22

"cette lamentable affaire de mariage annulé prouve, par l’exemple, que la menace n’est pas tant l’islamisme que l’islam, lesquels sont en réalité une seule et même chose, c’est-à-dire une religion, comprise et pratiquée plus ou moins radicalement. Ce n’est d’ailleurs que tout récemment, que le terme d’islamisme a pris le sens spécifique d’islam radical. Jusqu’alors, et depuis son invention (au XVIe ou XVIIe siècle, il faudrait vérifier), le mot était strictement synonyme d’islam. L’islam est bien une religion terroriste, non pas comme peut-être terroriste l’islamisme, au sens actuel, mais au sens qu’avait le mot « terrorisme » sous l
a révolution : cette religion gouverne les hommes par la terreur."

(...)

"Cette religion est absolument incompatible avec la liberté des hommes, et surtout des femmes, auxquels elle interdit même d’avoir un passé ! L’islamisation menace bel et bien la France. Et c’est l’islam du commun des musulmans, pas des terroristes, qui est le véritable danger."

Ou est-ce déjà que j'ai lu cette diatribe ? Je veux dire, en dehors de là : http://c

Ca sonne comme quelque chose de déjà lu et entendu...

Là, peut être ? http://
oui, on a le droit sur ce blog à une totale paraphrase de ce genre de discours...

Ou peut être que ca sonne un peu comme le discours de Ratisbonne de B16 : http://

Ou, un peu comme le fameux "L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition" de Michel Houellebecq.

Ou carrément même comme le :
"Je pense qu'il y a des musulmans modérés, c'est même l'immense majorité. Je ne crois pas qu'il y ait un islam modéré" (...)"Je crois que l'islam n'est pas compatible avec la République" de de Villiers... http://

Rien d'original donc, juste de la resucée d'angoisses phobiques des Huntington, Delcambre, de sites comme Occidentalis et LibertyVox.

Ca me fait plaisir de voir que même sur GA (site notoirement de gauche si on en croit nos mais de la droite décomplexée à la Cwanehaddu) administré par un immonde censeur partisan (de gôche en plus) on puisse encore défendre ce genre d'idées.

Ce qui est par contre déprimant c'est le manque de réactions, mais on peut comprendre vu le lynchage de groupe organisé qu'elles entrainent en général.

03/06/08 - 22:14

Tiens a propos furyo, tu as remarqué comme le gouvernement a réagit lorsqu'un cimetière catholique a été vandalisé par des satanistes a la con la semaine dernière?;)

03/06/08 - 22:36

T'as l'impression de dire quelque chose, là, Furyo?

03/06/08 - 22:45

J'ai mes phobies, comme tout le monde (je suis phobique social). Mais je ne suis pas islamophobe. Je suis anti-islamiste. C'est très différent. Je pourrais t'expliquer, mais je devine déjà que ça ne servirait à rien. De toute façon, je ne tiens pas à spécialement à discuter avec quelqu'un qui veut absolument m'associer à Bruno Mégret, si j'ai bien compris, en suivant l'un de liens ci-dessus. Continue tout seul, si tu veux, mais sur ton blogue, s'il te plaît.

03/06/08 - 23:00

Je ne veux pas "absolument" t'associer avec Mégret, c'est toi qui tient un discours qui le reprend mot pour mot, il suffit de lire la source que je cite pour le constater.

Ca ne veut pas dire que je dis que tu es Mégret, je dis que vos discours sont semblables, nuance.

03/06/08 - 23:27

Bon très bien, j'apprécie la nuance. Mais tout de même, à part faire remarquer que nos discours sont les mêmes, à Mégret et à moi, que dis-tu de plus ? En quoi est-ce pertinent, par rapport à ce que j'écrivais dans cet article. Quelles sont tes objections ? Je ne connais pas aussi bien que toi le discours de Mégret (je ne l'ai pas lu, faute de temps et d'envie), mais il faut croire qu'il n'est pas si mauvais, s'il tient le même que moi ! C'est trop facile. Tu ne fais qu'insinuer que mon discours est raciste, parce qu'il est semblable à celui d'un raciste notoire. Cela te permet de ne pas avoir à argumenter tes objections, parce qu'il n'y a rien à dire à un raciste, si ce n'est que son discours est raciste. Le raciste se défendra de l'être. Son accusateur assurera qu'il en est bien un et tournera ainsi en boucle, sans rien dire de plus. Et après ? Quand même je serais effectivement raciste (moi ou mon discours), qu'est-ce que cela change à la pertinence ou à l'impertinence de mes raisonnements, de mes constatations, de mes arguments ? C'est eux qu'il faut considérer, pas mon racisme supposé, comme tu te contentes de faire, ce qui est une facilité. C'est indigne de se contenter de comparer mon discours à celui d'autres personnes, qui te sont plus ou moins suspectes. Je ne vois pas vraiment la différence entre faire cela et parvenir au fameux point Godwin. Donc, je te le répète, change de disque, mais fais-le sur ton blogue, s'il te plaît. Je vois bien que tu ne veux pas vraiment dialoguer avec moi, mais seulement me renvoyer à ce que tu considères comme mes démons. Tu as parlé de "phobies". C'est bien que tu considères que mon discours relève de la malade mentale, qu'il est irrationnel. Et il faudrait que je t'écoute ? Mais tu n'es ni mon thérapeute, ni mon confesseur, mon bon Furyo.

04/06/08 - 00:27

"qu'est-ce que cela change à la pertinence ou à l'impertinence de mes raisonnements, de mes constatations, de mes arguments ?"

Ah, donc ta question est donc, "en quoi mon discours raciste est il critiquable ?"

Tu réclames une réponse plus sur le fond, que la forme, c'est acceptable. Moi je veux bien dialoguer avec toi, à condition que l'on puisse considérer qu'aucun d'entre nous puisse se dire victime de l'autre.

Je vais donc essayer tout en précisant qu'il ne s'agit que de mon analyse.

* Déjà, je n'adhère pas à l'idée d'une hiérarchie entre les êtres humains selon leurs origines ethnique, religieuse ou sociale ou autre.
Pourquoi ?
Je te l'accorde, là c'est une question de valeurs. Je veux croire en une humanité égale en dignité.

* Autant je peux comprendre que ponctuellement il y a des abus de la part de personnes, mais je refuse toute attitude de critique ou d'hostilité systématique généralisante. C'est, de base, pour moi, un abus de forme et une faiblesse intellectuelle.

Par exemple dans le cas de cette annulation de mariage, le couple n'eut pas eu de religion, personne ne se serait plaint...ou bien on en aurait pas entendu parler et les démagogues de tous bord ne s'en serait pas emparé pour l'instrumentaliser.

* Je ne soutiens pas pour autant la volonté d'un effort collectif constant de censure et d'auto-censure. Ce ne sont pas les mots utilisés qui ont une importance mais COMMENT on les utilise et quels sont les intentions de son utilisateur.
La normalisation des discours est au mieux une hypocrisie, au pire un fascisme.

* Je ne suis pas pour l'idée d'une intégration dans un but d'homogénéité tendant à l'assimilation des ethnies et communautés minoritaires de ce pays.
Même si je reconnais aisément à notre pays ou même à l'europe une base culturelle nettement établie par les siècles, je ne pense pas que de l'utiliser comme instrument de statut quo soit sage.

Les lois et les usages devraient s'accorder avec la réalité et non le contraire.

Plus concrètement : si mes concitoyens décident du jour au lendemain de devenir bouddhistes à 90%, je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas faire en sorte que ces 90% puissent vivre leur religion dans des conditions normales.
Donc, pour nos concitoyens musulmans, il me semble qu'ils ont le droit, même n'appartiennent qu'à la seconde religion de ce pays, d'être traité d'abord comme des concitoyens de même qualité que les autres et qu'il devraient ensuite pouvoir exercer leur liberté de culte dans la même qualité que les chrétiens majoritaires.

Penser le contraire c'est affirmer la suprématie d'une forme de pensée, donc d'entraver la liberté de conscience et de culte.

04/06/08 - 00:37

"Tu as parlé de "phobies". C'est bien que tu considères que mon discours relève de la malade mentale, qu'il est irrationnel."

Oui, TON DISCOURS est xénophobique. Encore une fois, ne détourne pas mes mots ni mon propos, c'est ton discours qui me pose problème, pas toi.

"Et il faudrait que je t'écoute ?"
Rien ne t'y oblige, mais ne te pose pas en victime d'une stigmatisation dès qu'on contredit ton discours,. Sarkozy nous a assez fait le coup, Lepen aussi, pour faire cesser toutes critiques ou débat.
Encore une fois, je fais clairement la différence entre ton discours et ce que tu es ?
La fais tu ?

"Mais tu n'es ni mon thérapeute, ni mon confesseur, mon bon Furyo."

Ton thérapeute ou ton confesseur ? Non, vraiment pas, Dieu me préserve de cette vanité !

Mais bon, je te signale que tu étales tes pensées en public, sur le jdi, que tu étales tout haut tes convictions...

Vu que c'est public, je considère que ca a un impact public (souhaité, sinon tu ne publierais pas sur le net) et vu que c'est l'opposé de ce que je pense, souffre que je défende une théorie opposée.

04/06/08 - 00:55

A moi donc de te poser quelques questions...

*Quand tu dis :"Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam !"

- Sur quels critères objectifs te base tu ?

- Quels sont les éléments qui confirment que le marié et la marié ont menti volontairement, par principe religieux, pour faire progresser leur foi (tu fais référence à al Taqqiya) ?

- Penses tu donc que ce principe de "mensonge pieux" - al Taqqiya, disqualifie par principe tout musulman quand à l'honnêteté ?

- Avancerait tu que nous serions beaucoup, des juges du TGI de Lille aux gens comme moi à n'être que de nous naïfs en présupposant la bonne foi des musulmans, comme nous la présupposons à tout citoyen qui acte en justice ?

* Quand tu dis : "l’hypocrisie générale dont sont infestées les institutions et la société françaises, sous l’influence de l’antiracisme dogmatique, ce nouveau vivier de faux dévots."

- Entends tu que l'antiracisme lutte aussi contre les discrimination basées sur la religion ?

- Veux tu dire que nous sommes trop aveuglés par notre volonté de traiter l'autre en égal ?

- Peux tu me définir ce qui est pour toi "antiracisme dogmatique" ?


* Quand tu dis : "je ne suis pas islamophobe. Je suis anti-islamiste. C'est très différent."

- Tu veux dire quoi exactement ? Que tu n'as rien contre cette religion, mais que tu luttes contre ceux qui l'instrumentalise ?

Merci d'avance pour tes réponses, ton inquiétude répétée, ton alarmisme finissent par me faire douter, j'aimerai comprendre tes positions.

04/06/08 - 01:18

Je te préfère lorsque tu es dans ces meilleures dispositions, Furyo. Je ne vais pas répondre à tout, mais ajouter quelques précisions qui me tiennent à coeur. Voici la plus importante, pour commencer : moi aussi, je crois que tous les hommes sont égaux en dignité. Je ne crois pas qu'on puisse dire que mon texte initial laissait entendre le contraire. Par contre, je ne crois pas du tout que les religions soient égales, et certainement pas en dignité. Pourquoi ? A mon tour de te l'accorder : c'est une question de valeurs !

Si 90% de mes concitoyens décidaient de devenir musulmans (je parlais de l'islam, moi, pas du boudhisme), j'en serais catastrophé, mais enfin, je ne vois pas comment je pourrais les en empêcher ni de quel droit. Encore faut-il être sûr qu'ils le voudraient réellement et qu'ils n'y seraient pas contraints, par des pressions qui seraient exercées sur eux. Dieu merci, nous n'en somme pas là. Et c'est autre chose qu'on voit se produire parfois (pas toujours, je le sais bien !): il arrive que des musulmans veuillent changer de religion : ils sont souvent condamnés à mort pour cela. Parfois même en France !

Moi aussi, je pense que les musulmans doivent être traités comme des citoyens à part entière, des citoyens comme les autres. (Je ne comprends pas qu'on puisse croire que mon texte initial ait dit le contraire !) Mais moi, ce n'est pas de cela que je traitais, mais bien plutôt de quelques musulmans qui ne veulent pas qu'on les prennent pour des citoyens comme les autres (c'est la dangereuse pente du communautarisme, du "minoritarisme".)

Sans doute, en effet, me laissé-je aller parfois à généraliser un peu trop. On pourrait m'objecter que l'islamisation que je dénonce est moins avancée que je le prétends. Admettons. Mais on ne peut pas me reprocher de faire des généralités sur les musulmans. J'ai bien parlé DE musulmans, pas DES musulmans. C'est d'ailleurs ce qui me fait dire qu'on ne peut pas me taxer de racisme : parce que je ne fais pas certaines généralisations. Je suis tout prêt à le redire : je ne crois pas que tous les musulmans soient des intégristes, je ne les mets pas tous dans le même sac. En revanche, j'ai déjà dit, dans un autre texte, qu'à mes yeux, islam et islamisme étaient une seule et même religion, différemment interprétée, c'est-à-dire plus ou moins radicalement, selon les fidèles (preuve d'ailleurs, qu'ils ne sont pas à mettre tous dans le même sac, comme je disais à l'instant). L'islam et les musulmans, ce n'est pas la même chose. J'estime que c'est mon droit de m'en prendre à l'islam et à l'islamisme(enfin, m'en prendre, c'est un bien grand mot, je le fais avec mes petits moyens, je ne fais que dire des idées que tout le monde juge abérrantes sur ce "site de gauche", comme tu disais tout à l'heure !). Ce n'est pas du racisme. D'ailleurs, l'islam n'est pas une race. Le mari qui a fait annuler son mariage n'était il pas un converti ? On peut donc aisément imaginer (mais je ne sais ce qu'il en est exactement) qu'il était un "français de souche", avec tous les guillemets qui s'imposent, bien évidemment. Tu vois le racisme où il n'est pas, cher Furyo, (mais comment ne pas tomber dans ce piège, en ces temps d'antiracisme hystérique ?), un peu comme tu voyais récemment la pédophilie où elle n'était pas ! Mais nous n'allons pas relancer ce débat, n'est-ce pas ? (Je n'en ai vraiment pas la force, car je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu mis en accusation par toi, quand tu débarques ici sur tes grands chevaux, tel un cavalier de l'apocalypse ! (Je plaisante.) Et c'est très dur de se retrouver dans la position d'un type qui a à se défendre, à prouver son innocence, en quelque sorte. Je me sens profondément méprisé, comme si tu me prenais pour une espèce de criminel ou de pousse au crime (tu ne te rends pas compte que c'est très blessant d'être traité de raciste). Mais je ne devrais pas dire tout cela, puisque nous sommes convenus qu'aucun d'entre nous ne pourrait se dire la victime de l'autre.)

04/06/08 - 01:20

Ah ! Je n'avais pas encore lu tes deux derniers messages.

04/06/08 - 01:37

Je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à toutes ces questions dès ce soir, surtout que je ne suis pas sûr non plus d'avoir toujours des réponses. Mais je vais tout de même essayer. Laisse-moi néanmoins te dire que je trouve ton procédé, cette manière de poser autant de questions à la fois légèrement suspecte. Dialoguer, ce n'est pas cela. Tu me poses des questions comme tu me demanderais des comptes ! D'ailleurs, l'abondance des questions fragmente mon discours (dont la première qualité était de tenir par lui-même), selon des contours qui pourraient ne pas m'être propres. C'est un moyen d'affaiblir un discours et une pensée qui, justement, mais ça t'a peut-être échappé, se donnent la peine d'avoir de la tenue : de tenir ensemble. Mais enfin, passons.

04/06/08 - 02:14

S'il s'agissait de deux cathos culs-bénits versaillais, ferait-on le même foin autour de cette affaire ? La réponse est dans la question, de même que les conclusions qu'on peut en tirer.

04/06/08 - 02:35

Deux catholiques versaillais n'auraient jamais fait une telle demande en justice, pour de telles raisons ! D'une certaine manière, les catholiques avaient autrefois (et peut-être encore) la réaction opposée à celle de notre musulman : quand on apprenait qu'une fille était enceinte (elle n'était donc plus vierge!), on s'emmpressait de la marier !

04/06/08 - 02:47

Furyo, tu ne m’en voudras pas, je pense, de répondre à tes questions comme tu les poses, c’est-à-dire en vrac et sans ordre ni tenue. (Mais enfin, la pensée, même mes petites pensées (qui ne sont certes pas encore une pensée) s’organisent autrement qu’un questionnaire de revue pour bonnes femmes !)
1/ « *Quand tu dis :"Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam !"

A - Sur quels critères objectifs te bases tu ? »
Je m’appuie sur le fait que le mari et la femme sont musulmans. D’autre part, je déduis (peut-être un peu vite) du fait que le mari est un converti, que sa foi est quelque peu exaltée et son interprétation de l’islam radicale. (En réalité, ce n’était qu’une probabilité ; je l’ai déduit de sa demande d’annulation, qui me semble bien digne d’un exalté !). Enfin, je n’ai pas entendu parler de catholiques annulant des mariages en raison de la perte de virginité de l’épousée, contrairement à ce que dit Arpad. Mais « Quant à moi, je prétends que, etc. », c’était d’abord une formule, qui se voulait percutante, en réaction à ce qu’on nous dit de toute part, à savoir que l’islam n’est pas le problème.

« B - Quels sont les éléments qui confirment que le marié et la marié ont menti volontairement, par principe religieux, pour faire progresser leur foi (tu fais référence à al Taqqiya) ? »
Aucun élément ne le confirme. Mais j’aurais tendance à penser que c’est le propre du mensonge et de l’hypocrisie que de se dissimuler ! Je me suis seulement dit, en entendant parler de cette affaire, que l’espèce de tour de passe qu’on avait fait faire à la justice (passer de la non virginité au mensonge sur la non virginité) évoquait beaucoup la Taqqiya. Pour parler vulgairement, j’ai eu l’impression qu’on nous prenait pour des cons !

« C - Penses tu donc que ce principe de "mensonge pieux" - al Taqqiya, disqualifie par principe tout musulman quand à l'honnêteté ? »
Non, je ne le pense pas. Et pourtant, j’imagine que si je suivais ma logique de grand paranoïaque jusqu’au bout, je conclurais que tout musulman est suspect de Taqqiya. Eh bien, non, je ne vais pas jusque là.

« D - Avancerais tu que nous serions beaucoup, des juges du TGI de Lille aux gens comme moi à n'être que des naïfs en présupposant la bonne foi des musulmans, comme nous la présupposons à tout citoyen qui acte en justice ? »
Non, il n’est pas d’un naïf de présupposer la bonne foi de tous les musulmans. Par contre, je crois que ça l’est de présupposer la bonne foi du mari, par exemple, qui a manipulé notre justice. Mais je ne fais que le croire, ça n’a pas bien grande valeur en soi.

2/ « * Quand tu dis : "l’hypocrisie générale dont sont infestées les institutions et la société françaises, sous l’influence de l’antiracisme dogmatique, ce nouveau vivier de faux dévots."

A - Entends tu que l'antiracisme lutte aussi contre les discriminations basées sur la religion ? »
Non, enfin, peut-être, je ne sais pas (tout dépend de quelle religion nous parlons !), mais je sais que l’islam est majoritairement la religion de personnes étrangères ou d’origine étrangère en France. La conséquence est que la communauté des musulmans recoupe en grande partie la communauté des personnes d’origine maghrébine, par exemple. C’est ici qu’intervient l’antiracisme, qui fait de funestes amalgames, lui aussi.

« B – Veux-tu dire que nous sommes trop aveuglés par notre volonté de traiter l'autre en égal ? »
Je dis que nous sommes souvent aveuglés, en effet,

« C - Peux tu me définir ce qui est pour toi "antiracisme dogmatique" ?
Renaud Camus (voilà un nom qu’on peut écrire à côté du mien en me faisant honneur !) l’a beaucoup mieux défini que moi dans un texte publié sur le site du parti de l’In-nocence et paru depuis aux éditions Xenia, intitulé Le Communisme du XXIe siècle (http://)


3 : * Quand tu dis : "je ne suis pas islamophobe. Je suis anti-islamiste. C'est très différent."

- Tu veux dire quoi exactement ? Que tu n'as rien contre cette religion, mais que tu luttes contre ceux qui l'instrumentalisent ?

Non, pas du tout. J’avais consacré en février 2007 une note au terme d’anti-islamisme, dans lequel je disais exactement ce que j’entends par là : http:/// Ce que je reproche au terme d’islamophobie, c’est qu’il est orienté. L’islamophobie est nécessairement un mal. Alors que le terme d’anti-islamisme est neutre. Il faudrait le qualifier pour lui faire signifier la même chose qu’islamophobie. Anti-islamisme primaire ou irrationnel, devrait-on dire par exemple.

Voilà. Je me suis prêté au jeu. Mais ça n’en valait vraiment pas la peine. On voit bien que c’est dans mes petits textes que ma ‘‘pensée’’ trouve à s’exprimer le mieux ! J’écrivais tout à l’heure que « quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, etc. » était d’abord une formule. Ce qui me fait dire que ma modeste pensée s’expose mieux dans mes textes, c’est qu’elle passe par le style que j’y mets. Je ne suis pas un philosophe, mais un styliste (on va dire que je manque de modestie !). Je ne suis pas un logicien, je m’efforce d’être un moraliste, doublé d’un satiriste (un moraliste de blogue, bien sûr, comme il y a des philosophes de comptoir).

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« J’ai ri en lisant cette notation de Guibert… » - Est-ce que le message est clair ? - Le peuple de GA. Et moi. - La parole d’un enfant - Nouvelle Langue Française - FREEDOM GO TO HELL - Pas de provocation ! - Comment peut-on être français ! - Comment peut-on vouloir être persan ! - Grand Corps Malade - Nouvelle lettre persane - Courte note sur la morale chrétienne - Toute interprétation est délire - Quelques considérations sur la nouvelle et unique race - Que va-t-il se passer ? - Suites de la controverse commencée avec le texte précédent - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Lettre à Pierre, traitant de ce que deviennent les pierres, c’est à savoir du sable et de la poudre, que les saisons soulèvent et dispersent aux quatre vents… - Sur le mot conservateur - Sur la langue des corbeaux et des loups - Sur la tentative de censure du Petit Robert - Les demi-mots d’une momie - Quelques remarques sur le discours tenu récemment par le pape à l’université de Ratisbonne - Qu’est-ce qu’une nation ?, quelques remarques sur la célèbre conférence de Renan, en guise de réponse au blogueur Asbel, qui m’en demandait une - Robert Redeker menacé de mort - Remarque sur la prononciation de Mahomet - Courte remarque sur le racisme - Ce que je voulais dire par ‘‘sida mental’’ - Deux remarques sur Internet et les blogues - Un style ‘‘téléphone portable’’ ? - Le français n’est pas la langue française - Sur la modération de ce blogue - Trois mots sur la peine capitale - Que sera cette nation ? - Le bourreau n’est pas criminel - Remarque sur la duplicité de l’homme - D’Orient et d’Occident - « Comment peut-on être homosexuel et croire en Dieu ? » - Remarque sur le terme d’anti-islamisme - La démocratie et l’art - Courte remarque sur le maintien de l’ordre - Remarque sur un débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Un mot sur François Mitterrand - Sur ceux qui sont contre la corrida - Un mot sur les bons sentiments - Sur les émeutes de 2007 - L’assassinat d’Anne-Lorraine Schmitt - Sur l’ours en peluche qui s’appelait Mahomet - Un jardin d’Adonis. Sur le nouveau titre de ce blogue - Remarque sur le concept d’islamophobie - Simple remarque sur deux peurs apparemment peu fondées et sans grand rapport entre elles - « La Grande Déculturation » - Le site des éditions n&b - Eric Zemmour défendant son roman Petit frère - Remarque sur le projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’abandon du projet de Nicolas Sarkozy relatif à la mémoire de la Shoah - Remarque sur l’antiracisme ‘‘larvé’’ - ‘‘Modernité du cynisme, actualité de Diogène’’ ! - Trois mots sur les mises à mort - Odi et amo (satire) - Question sur la compatibilité entre le droit de grève et le devoir de réserve des fonctionnaires - Le Petit Pédophile - Remarque sur les ‘‘sans papiers’’ - Quelques menues considérations sur ce qui me pousse à écrire désormais sous mon véritable nom - Remarque sur n’annulation d’un mariage

 

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L’Europe et l’iconoclasme - Mémoire à l’école : les deux ‘‘non’’ d’Alain Finkielkraut