On nous dit que la récente annulation d’un mariage entre deux personnes de confession musulmane par le tribunal de grande instance de Lille n’est pas une affaire religieuse, parce que ce n’est pas la perte de virginité de la femme qui a permis une telle décision de justice, mais bien le mensonge que celle-ci avait fait au sujet de celle-là. Et d’ailleurs, même si la virginité avait été le fond du problème, l’affaire n’en aurait pas été plus religieuse, parce que l’islam, apprend-on, ne fixe aucunement la virginité des femmes comme condition du mariage ! Je l’ignorais. Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam ! Un mensonge bien plus grand que celui commis par la femme à conduit à l’annulation de son mariage : c’est le mensonge (al Taqqiya, comme je crois qu’on dit en arabe) que permet l’islam aux musulmans s’il est utile au progrès de leur foi et de leur loi (car l’islam est aussi, et surtout, serais-je tenté de dire, une loi). Si la justice est souvent représentée sous les traits d’une femme aux yeux bandés, c’est parce qu’elle se doit d’être aveugle. Mais dans cette affaire, elle s’est trouvée aveuglée, et par la stricte application de la loi et par le double jeu du mari qui est venu la demander : le mensonge de ce dernier au sujet de ses véritables raisons crève à tel point les yeux qu’on affecte de ne pas le voir. Mais nous sommes tous parfaitement conscients que ce qui importait vraiment à cet homme, c’est la virginité de sa femme. Le mensonge reproché à celle-ci n’est qu’un détour subtil permis par le droit français et que le mari a emprunté sans vergogne pour parvenir à ses fins, qui étaient de faire appliquer au sein de la République française un usage islamique. La force de notre droit, qui est d’être le même pour tous, est aussi sa faiblesse, puisqu’il est possible de le détourner pour faire reconnaître à tous les mœurs ou les usages de quelques-uns seulement. Certains se félicitent que le droit français ait été appliqué à la lettre (ce qu’il n’est pas question de nier, et c’est d’ailleurs ce qu’il y a de tragique dans cette histoire : l’inéluctabilité de la ‘‘prise en otage’’, pour reprendre une expression à la mode, du droit français par des musulmans). Mais ne voit-on pas que c’est l’esprit de la loi islamique, si étrangère à la nôtre, qui inspire l’annulation du mariage dont on parle ? A trop avoir la tête plongée dans des livres de droit, l’on est condamné à ne pas voir plus loin que son nez ! En ne considérant que la rassurante constance avec laquelle nos lois sont strictement et pareillement appliquées pour tous les citoyens, indépendamment de leur religion, en n’examinant que la légalité de la décision de justice, on s’empêche de voir l’islamisation de la société que cette décision entérine de fait. Il y a une vie en dehors des tribunaux, il y a la réalité : l’hypocrisie, le mensonge (al Taqqiya) de musulmans (pas tous !) qui nous trompent et nous dupent. Mais on nous répète qu’il n’est pas question de religion dans cette affaire. Le véritable scandale, explique-t-on, est que les femmes, sur la question de la virginité, ne soient pas traitées comme les hommes, dont elles sont en principe les égales. Comment prouver, en effet, qu’un homme est vierge, se demande-t-on ? Faux problème ! La question n’est pas là. C’est la perte de virginité qu’il faudrait démontrer. Je prétends qu’elle n’est pas démontrable, ni pour un homme, ni pour une femme, puisqu’on sait qu’il arrive que l’hymen d’une fille ait été rompu sans qu’elle ait eu de rapport sexuel. Certaines malchanceuses, même, naissent, paraît-il, en en étant dépourvues ! La conséquence de cela est qu’il n’est pas possible de prouver qu’une femme n’est plus vierge. Elle pourrait toujours objecter à ses accusateurs (car on accuse une femme de ne plus être vierge) la rupture naturelle de son hymen. C’est, en principe, le commerce avec un homme qui est cause de la perte de virginité. Si vraiment les musulmans estiment que seule la rupture de l’hymen fait perdre la virginité, indépendamment de la cause de cette rupture, c’est sans doute qu’ils considèrent les femmes comme de simples objets, scellés par leur hymen, comme l’est une bouteille de vin par son bouchon de liège ! Il n’y a que l’aveu d’une femme qui puisse prouver la perte de sa virginité. Mais la preuve serait de peu de valeur, car il faut imaginer les pressions que pourrait subir la jeune épousée qui aurait eu la malchance de ne pas saigner lors de sa nuit de noce, quand même elle aurait été vierge ! Non, le véritable scandale est tout autre. C’est que les Français se passionnent pour des questions aussi sordides que la présence de sang sur un drap ou que la réfection d’hymens rompus, sujets qu’on pensait n’intéresser que quelques musulmans archaïques. Mais on découvre, grâce à cette affaire, que ces musulmans archaïques sont en réalité des ingénieurs fraîchement convertis. On apprend que des jeunes filles d’origine étrangère, apparemment parfaitement intégrées à la société française, sont en réalité si terrifiées d’être chassées de leur communauté d’origine, qu’elles doivent payer des chirurgiens avides pour reconstituer leur hymen, ce sceau de leur virginité perdue. Le délire sexuel d’un vrai dévot a mis en lumière l’hypocrisie générale dont sont infestées les institutions et la société françaises, sous l’influence de l’antiracisme dogmatique, ce nouveau vivier de faux dévots. Ah ! Vraiment ! Pauvre France ! Il te manque un nouveau Molière.
03/06/08 - 21:22
"cette lamentable affaire de mariage annulé prouve, par l’exemple, que la menace n’est pas tant l’islamisme que l’islam, lesquels sont en réalité une seule et même chose, c’est-à-dire une religion, comprise et pratiquée plus ou moins radicalement. Ce n’est d’ailleurs que tout récemment, que le terme d’islamisme a pris le sens spécifique d’islam radical. Jusqu’alors, et depuis son invention (au XVIe ou XVIIe siècle, il faudrait vérifier), le mot était strictement synonyme d’islam. L’islam est bien une religion terroriste, non pas comme peut-être terroriste l’islamisme, au sens actuel, mais au sens qu’avait le mot « terrorisme » sous l
a révolution : cette religion gouverne les hommes par la terreur."
(...)
"Cette religion est absolument incompatible avec la liberté des hommes, et surtout des femmes, auxquels elle interdit même d’avoir un passé ! L’islamisation menace bel et bien la France. Et c’est l’islam du commun des musulmans, pas des terroristes, qui est le véritable danger."
Ou est-ce déjà que j'ai lu cette diatribe ? Je veux dire, en dehors de là : http://c
Ca sonne comme quelque chose de déjà lu et entendu...
Là, peut être ? http://
oui, on a le droit sur ce blog à une totale paraphrase de ce genre de discours...
Ou peut être que ca sonne un peu comme le discours de Ratisbonne de B16 : http://
Ou, un peu comme le fameux "L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition" de Michel Houellebecq.
Ou carrément même comme le :
"Je pense qu'il y a des musulmans modérés, c'est même l'immense majorité. Je ne crois pas qu'il y ait un islam modéré" (...)"Je crois que l'islam n'est pas compatible avec la République" de de Villiers... http://
Rien d'original donc, juste de la resucée d'angoisses phobiques des Huntington, Delcambre, de sites comme Occidentalis et LibertyVox.
Ca me fait plaisir de voir que même sur GA (site notoirement de gauche si on en croit nos mais de la droite décomplexée à la Cwanehaddu) administré par un immonde censeur partisan (de gôche en plus) on puisse encore défendre ce genre d'idées.
Ce qui est par contre déprimant c'est le manque de réactions, mais on peut comprendre vu le lynchage de groupe organisé qu'elles entrainent en général.
furyo